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DC Comics : Quand le Ventriloque donne de la voix

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DC Comics : Quand le Ventriloque donne de la voix

Depuis que Bill Finger et Bob Kane ont esquissé ses prémices, à la veille des années 1940, le Batverse a engendré de nombreux super-méchants. Résolument inventifs, ceux-ci offrent autant de déclinaisons du mal, façon DC Comics. Pas aussi connu que le Joker ou le Pingouin, le Ventriloque n’en demeure pas moins un adversaire de l’Homme chauve-souris. Fonctionnant en tandem avec sa marionnette, il a l’art de mettre ceux qui l’écoutent mal à l’aise. Mais n’est-il pas, finalement, un jouet servant de plus sombres desseins ?

Savoir tirer les ficelles

Apparu pour la première fois dans le Detective Comics #583 de 1988 , le Ventriloque est l’œuvre d’Alan Grant et John Wagner , au scénario, et de Norm Breyfogle , au dessin. Sous l’impulsion du trio, il fait une entrée remarquée dans l’univers DC, en contrastant avec les antagonistes qui peuplaient jusqu’alors les bas-fonds de Gotham. Insondable, il semble dissimuler ses intentions derrière le regard opaque que lui donnent ses lunettes rondes. Selon les versions, son apparence diffère, mais le Ventriloque est toujours dessiné comme un monsieur Tout-le-monde . La cinquantaine, il a le crâne dégarni et porte parfois une épaisse moustache ; semblable à celle de Gepetto, marionnettiste emblématique du registre de l’animation.

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Comme son nom l’indique, le Ventriloque ne se contente pas d’être un simple marionnettiste. Capable de fabriquer sa poupée et de la faire se mouvoir en tirant les ficelles, il lui donne vie en parlant à travers elle. Mais est-ce bien lui qui s’exprime et pas la poupée elle-même ? Si ce paradoxe a été délibérément introduit par les créateurs du Ventriloque, le doute sera levé quand on s’aperçoit que sa marionnette est non seulement animée d’une personnalité qui lui est propre , mais qu’elle paraît même tirer les ficelles en prenant le contrôle sur son propriétaire.

Parler d’une seule voix

À l’origine, possédant un terrain favorable à la schizophrénie, le Ventriloque a été sujet à un dédoublement de personnalité qui l’a poussé à commettre un meurtre. C’est lors d’un séjour en prison, dans le cadre d’un atelier de travaux manuels, que le futur Ventriloque va façonner sa despotique créature. À cette époque, il s’appelle encore Arnold Wesker , son nom de naissance. Un détenu ordinaire, dont les gardiens encouragent sa fibre artistique. D’après la légende, c’est dans le bois d’une potence , servant initialement à l’exécution des condamnés à mort, que Wesker a sculpté son petit personnage. Il le prénomme Woody , mais le barde d’une cicatrice, qui conduira la marionnette à se rebaptiser elle-même Scarface , en révélant sa véritable noirceur.

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Ce geste mutilateur qu’Arnold Wesker a eu à l’encontre de Woody / Scarface renvoie à un traumatisme de l’enfance , qui en dit long sur son rapport trouble aux marionnettes. En effet, lorsqu’il était petit, ses parents ont été tués dans un accident impliquant un camion transportant une cargaison de… marionnettes . Nouant une relation délétère avec celui qui devient sa voix, il passe sous la coupe de Scarface, aux yeux de qui il devient « Dummy » qui, en anglais, peut à la fois se traduire par « pantin » et « idiot ». Avec son look de mafioso et son cigare, Scarface est calqué sur le modèle du premier Scarface du nom, Al Capone . Sans foi ni loi, il adopte une verve tranchante et ne quitte jamais son fusil mitrailleur. Finissant par s’emparer de cette arme pour anéantir sa marionnette, le Ventriloque mettra un terme à ce triste spectacle qui lui gâchait la vie. Mais qui se jouait vraiment de l’autre ?

Pour rappel, l’univers DC Comics sera prochainement à l’honneur de la version longue de Batman V Superman : L’Aube de la Justice , en Blu-ray et DVD le 23 juillet !

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